Mobilisation 15 décembre pour sauver la bio francilienne !

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COMMUNIQUE DE PRESSE : Mobilisation des acteurs de l’agriculture biologique paysanne et citoyenne face à la nouvelle politique régionale

« Moi, je mange bio, comment pourrais-je souhaiter autre chose pour mes concitoyens ? » avait déclaré Valérie Pécresse, alors candidate aux élections régionales. Pourtant, ce mercredi 16 novembre 2016, la Région Île-de-France, présidée par Madame Pécresse, a voté la réduction, voire la suppression de subventions destinées à plusieurs structures d’accompagnement au développement de l’Agriculture Biologique. Par ailleurs, des interrogations sont soulevées quant au maintien des aides aux agriculteurs biologiques et aux acteurs de la filière.

L’Île-de-France est la région où la consommation de produits biologiques est supérieure à la moyenne nationale et où elle ne cesse d’augmenter. Consciente de cette réalité, Valérie Pécresse écrit en pleine campagne régionale qu’elle honorera les engagements relatifs au Plan Bio Etat-Région 2014-2020 et elle s’engage à « accélérer l’introduction de produits agricoles locaux et biologiques dans les assiettes des Franciliens, à commencer par celles des cantines des lycées de la région. »

Un an plus tard, les coupes franches qui viennent d’être votées à l’encontre des structures du Pôle ABIOSOL (-35 % pour le Réseau AMAP, -30 % pour le Groupement des Agriculteurs Biologiques, et aucun budget voté pour Les Champs des Possibles, ni pour Terre de Liens IDF) sont en contradiction avec ces engagements et les objectifs fixés par le Plan Bio. Ces structures, faute de moyens, vont devoir réduire leurs actions.

Pourtant, l’accompagnement individuel et collectif du Pôle ABIOSOL a permis 85 installations depuis 2009 (dont 16 dans les régions voisines), avec un taux de survie des entreprises créées de 93,8 % après 5 ans. Près de 40 futur-e-s paysan-ne-s francilien-ne-s auront pu expérimenter en grandeur réelle leur projet d’installation au sein du dispositif « couveuse » des Champs des Possibles et en assurer ainsi la viabilité. Avec la Foncière et la Fondation, l’association Terre de Liens IdF a permis, depuis sa création (2011), d’installer ou conforter 6 projets agricoles grâce à l’investissement citoyen (1 400 000 euros collectés sous forme d’épargne citoyenne et de dons). En 2015, le GAB IdF a accompagné 100 établissements de restauration collective, et près de 180 000 convives ont pu manger du bio local. Depuis 2004, Le Réseau des AMAP a permis d’établir des partenariats entre près de 50 000 consommateurs et une centaine de paysans, partenariats qui garantissent la pérennité des exploitations.

Comment expliquer que la nouvelle mandature régionale décide de porter un coup d’arrêt à un réseau d’acteurs économiques ancrés sur les territoires et porteur d’avenir ? Actuellement, 2 276 entreprises franciliennes, représentant des milliers d’emplois, produisent, préparent, distribuent ou importent des produits bio.

Ce 15 décembre, les élus régionaux débattront des orientations budgétaires  2017. Face à la nouvelle politique qui se dessine, le Pôle ABIOSOL appelle les francilien-ienne-s à venir exiger un budget ambitieux pour une agriculture biologique, paysanne et citoyenne devant le Conseil Régional à 18h afin de maintenir les financements alloués à l’agriculture biologique à hauteur des crédits votés en 2015. Afin de répondre réellement à la demande des citoyens, nous demandons à l’exécutif régional de garantir la mise en place d’un accompagnement efficace en allouant au moins 50% des fonds dédiés à l’accompagnement, aux conseils et à la formation des futurs paysans bio aux structures du Pôle ABIOSOL.

Contacts presse :
Angélique Piteau (GAB IdF) : a.piteau@bioiledefrance.fr / 06 86 64 21 11
Gaëlle Lacaze (Terre de Liens IdF) : g.lacaze@terredeliens.org / 06 58 58 20 50
Benoît Sebaut (Réseau AMAP IdF) : benoit@amap-idf.org / 01 80 89 99 47
Sylvain Péchoux (Les Champs des Possibles) : sylvain@leschampsdespossibles.fr/06 29 17 51 92

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[Producteurs] Rencontre et dégustation avec le vigneron Philippe Maffre le 19 novembre

Samedi 19 novembre matin,de 11h à 12h30, venez à la rencontre de, Philippe Maffre, originaire du Tarn de passage à Paris pour échanger avec nous sur les sols de boulbène (typique des vignobles bordelais), les cépages spécifiques (syrah, raucol, duras, gamay ou encore le braucol) ou encore la fermentation à froid pour les plus passionnés….

Et pour tous, venez simplement goûter ses vins fruités, comme le Gaillac produit sur 15 hectares de vigne au Domaine du Bois Moisset.

Le groupe Approvisionnement de Coopaparis continue ses trouvailles auprès de différents vignerons,  vous pouvez aussi noter dans vos agendas :
– le mardi 29 novembre à partir de 18h dégustation avec le Vigneron Bruno Weiller (Les promesses de la Terre – Label Demeter pour ses vins de Corbières en biodynamie).
– avant la fin novembre une livraison de Côtes de Brouilly du vigneron Raphael Champier est également attendue.

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Interview de Marie-Jo / Fermiers du bord de Sèvre

Découvrez l’interview vidéo que Marie-Jo de Fermiers du bord de Sèvre a eu la gentillesse d’accorder à notre coopérateur Philippe pour Coopaparis !

Fermiers du bord de Sèvre fournit la Coop en volailles élevées en plein air et nourries avec des céréales 100% bio !

Pour en savoir, rendez-vous sur leur site : http://www.fermiersduborddesevre.com/.

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2 nouveaux fromages de Haute-Savoie à la Coop !

IMG_20160903_105143823Deux fromages de Haute-Savoie au lait de vache viennent de faire leur entrée à la Coop. Venez les goûter !

Le reblochon fermier

Le reblochon fermier (pastille verte) est produit directement à la ferme d’alpage ou d’hivernage sur le plateau de beauregard ; la ferme de Lorette est une entreprise familiale depuis 1919.
C’est un fromage AOC.
Actuellement, en mi-saison, il est délicieux en tarte (tartes au reblochon/ poireau…).En apéro,farci avec de la ciboulette, accompagné de confiture de fruits rouges ou simplement sur une tranche de pain.
En attendant l’hiver où la tartiflette et la reblochonnade seront les bienvenues au coin du feu.

L’abondance fermier

L’abondance fermier est AOC depuis 1980.
Ce fromage se situe au niveau gustatif entre la tomme et le beaufort.
Il peut être un régal pour vos enfants au goûter.
Aux repas, vous pouvez l’accompagner d’un vin blanc bien sec.

Idée de recette

  • Frottez des ramequins à l’ail et disposez de fines lamelles d’abondance.
  • Arrosez le tout de vin blanc et poivrez.
  • Faites gratiner sous le grill pendant 5 à 10 minutes.
  • Servez chaud avec du pain et des pommes de terre cuites dans leur peau.

Bon appétit !

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Fin d’été : il nous reste les tartinades….

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C’est la rentrée mais pas encore la fin de l’été …pour ceux qui veulent encore profiter des terrasses et des piques-niques de fin de journée, vous pouvez venir vous ravitailler à la Coop et piocher dans les rayons en choisissant pour vos tartinades :

  • Des chutneys de fruits et légumes proposés par « Les Délices d’Alice » (une de nos productrices de Lozère), actuellement des Chutneys de pastèque au poivron et des Chutneys de courgettes au curry / raisins sont disponibles.
  • Des tartinades d’Haricots de Soissons au curry du seul producteur bio de cette variété, Pierre Chabrol.

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  • Des confits d’oignons à la figue ou au vin qui viennent du Tarn via les producteurs « Les Mets connus »
  • Des houmous d’aubergines et de courgettes d’un transformateur de Charente, « La Cocotte Gourmande ».

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Pour les plus doués en cuisine, pensez à préparer :

  • Un houmous de pois blonds (comme vous prépariez un houmous de pois chiches, vous verrez c’est plus fin et plus gouteux). Ceux qui sont à la Coop viennent d’Auvergne (La Planèze).
  • Un pilpil de châtaignes dont on peut faire des crèmes en le réhydratant avec un lait végétal,un peu d’imagination et des épices (toujours de la productrice Mathilde Lucain des Délices d’Alice).

Pour ceux qui ne sont pas que végétariens, il y aussi :

  • Des terrines de fritons de la Ferme de la Martinie en Aveyron.
  • Et celles incontournables du producteur Messenguy (Oise)

Mais aussi les fromages (dont les derniers arrivés nous viennent de Savoie…)

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Tous ces produits sont à arroser des bonnes huiles sélectionnées

  • Celles du Gard du Domaine de Camarette (pour les plus cocadiers)
  • Ou celle de notre producteur grec, Elia/ Nicola Mouzais, de l’Ile de Zakyntos à qui l’on doit également les olives et les raisins secs (bientôt des tisanes de feuilles d’olivier pour prendre soin de sa tension…)

Pensez aussi aux Sels aromatiques du paludier « La Salorge », aux Sables d’Olonnes.

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Quand aux becs sucrés, on peut toujours piocher dans le bocal de cerises produit par Mathilde Lacassagne (notre productrice du Lot et Garonne) dont il reste quelques exemplaires.

Et reviennent sous peu des noix de cajou et des mangues séchées que nous distribuons via la Coopérative équitable, Andines ainsi que le vin rouge bio qui fut si apprécié ce printemps des mêmes producteurs que l’Huile gardoise (Domaine de Camarette).

Bonne fin d’été…..

Le Groupe Approvisionnement

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[Recettes] Cake salé aux fanes de carotte et au chèvre

recette coopaparisCette semaine, c’est une  recette « anti-gaspi » de cake avec des fanes de carottes que nous propose une coopératrice. On adhère à 100% !

Ingrédients

  • 180 g de farine de blé (semi-complète ou complète)
  • 3 oeufs
  •  10 cl de lait
  •  10 cl d’huile d’olive
  • 100 g de chèvre (frais ou demi sec)
  • 1 sachet de levure
  • les fanes d’une grosse botte de carottes (gardez uniquement les petites tiges qui sont moins amères)

Préparation

  • Mixer tout d’abord les fanes préalablement lavées (ou les hacher en petits morceaux).
  • Ajouter le reste des ingrédients.
  • Saler et poivrer.
  • Cuire 30 à 40 minutes (selon la puissance de votre four) à 180 degrés.

Bonne dégustation !

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[Produits] Des produits exotiques à la Coop dès lundi !

andinesÀ partir du 1er août on trouvera à la Coop du café moulu et en grains de Colombie, du cacao amer d’Equateur, des mangues séchées et noix de cajou du Burkina Faso, du quinoa et du sucre en poudre d’Equateur et de la vanille de Madagascar.

Notre fournisseur ? La coopérative Andines basée a Saint-Denis, connue pour son travail sur l’économie équitable depuis presque 30 ans.

Pour en savoir plus : http://www.andines.com

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[Recettes] Velouté de fèves et courgettes

recette fèvesCette semaine, on vous propose la recette du velouté de fèves et de courgettes de notre coopératrice Laurence. A déguster chaud ou froid. Parfaitement adapté donc pour la saison estivale 🙂 !

 

 

Temps de préparation : 40 minutes

Temps de cuisson : 40 minutes

Ingrédients (pour 4 personnes)

  •  400 g de fèves fraîches  sans peau – important
  • 1 branche de céleri en option
  • 1 oignon en option
  • 3 gousses d’ail
  • 2 courgettes
  • 1 carotte
  • du piment d’Espelette
  • 1 bouillon wok ou légume
  • persil ou coriandre

Préparation de la recette

  • Émincer la branche de céleri, la carotte, les fèves, le piment et l’ail.
  • Les faire revenir dans la cocotte à l’huile d’olive jusqu’à coloration.
  • Ajouter les courgettes et laisser cuire 15 min.
  • Verser le bouillon pour recouvrir le tout 10 min.
  • Mixer et ajouter coriandre ou persil !

Bon appétit !

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Conseils et recettes pour préparer l’épeautre

Risotto d'épeautre

L’épeautre vous étonnera par sa texture et sa saveur. Risotto d’épeautre. ©DR

Pour une cuisson optimale, il est conseillé de faire tremper l’épeautre durant une nuit. Il nécessite environ 45 minutes de cuisson.

Une astuce de Eric Gobard, notre fournisseur : la cuisson en thermos alimentaire.
Bien nettoyer le grain et le rincer à l’eau. Le placer dans le thermos alimentaire et le couvrir avec de l’eau bouillante. Laisser tremper une nuit. Ouvrez, c’est cuit ! Vous évitez 45 minutes de cuisson et vous réalisez des économies d’énergie. Vous pourrez ensuite tester les recettes qui vous révèleront sa texture souple et son petit goût de noisette.

Poêlée d’épeautre aux échalotes et pesto de roquette

Pour 4 personnes

200 g d’épeautre
4 belles poignées de roquette
50 g de noix, noisettes ou amandes
20 g de tomme de brebis ou de parmesan
5 c. à soupe d’huile d’olive
3 c. à soupe de crème liquide végétale
1 c. à soupe de jus de citron
8 à 12 échalotes (selon la taille)

  • Faire cuire l’épeautre (sans oublier le bouillon ou les aromates).
  • Mixer une belle poignée de roquette avec les noix, noisettes ou amandes, le fromage râpé, 3 c. à soupe d’huile d’olive, la crème et le jus de citron.
  • Réserver.
  • Peler les échalotes. Couper en deux ou en quatre dans la longueur. Faire chauffer 2 c. à soupe d’huile dans un faitout et faire suer les échalotes sans trop les défaire.
  • Ajouter le petit-épeautre et le pesto.
  • Mélanger pendant 1 mn. Ajouter la roquette restante, mélanger et servir.

Vu sur le site cleacuisine.fr

Salade Hildegarde

Pour 6 à 8 personnes

200 g d’épeautre,
Un gros bulbe de fenouil,
Deux carottes,
Un poireau,
Un morceau de céleri rave,
Graines de pavot, de courge et de tournesol,
Huile d’olive, jus de citron, Cumin en poudre, graines de carvi, sauce de soja ou sel

  • Cuire l’épeautre. Laisser refroidir
  • Couper tous les légumes en petits dés de 1cm de côté, et les faire cuire à la vapeur environ ¼ d’heure (al dente). Laisser refroidir.
  • Faire griller les graines de pavot, courge et tournesol (environ une poignée de chaque) à sec dans une poêle.
  • Mélanger les ingrédients.
  • Assaisonner avec le citron, l’huile, les épices, les sauces.
  • Mettre au frais au moins une heure.

Risotto d’épeautre aux champignons

Pour 4 personnes

420 g d’épeautre,
45 gr de beurre,
2 c. à soupe de crème fouettée,
400 g de champignons des bois sautés,
80 g de parmesan finement râpé,
6 pièces d’oignons jeunes,
1 bouillon cube de volaille,
4 échalotes ciselés finement

  • Cuire l’épeautre à l’eau ou au thermos alimentaire avec le bouillon cube de volaille,
  • Dans une large casserole, faire revenir les échalotes ciselées dans l’huile d’olive.
  • Ajouter la graine et remuer 1 à 2 mn.
  • Ajouter le beurre en morceaux, le parmesan et les oignons jeunes.
  • Rectifier l’assaisonnement.
  • Incorporer la crème fouettée.
  • Garnir avec les champignons sautés.

D’après une recette de  750g.com

Retrouvez les informations sur ce produit et sur notre producteur Eric Gobard ici.

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L’épeautre, un régal et une source de vitalité

Epeautre1 Arrivé depuis peu dans les rayons de la Coop, l’épeautre va vous surprendre par ses grandes qualités nutritionnelles. Testez-le sans tarder pour connaître de nouveaux horizons culinaires. Et pour les plus curieux, voici un petit portrait de cette céréale exceptionnelle et de son producteur passionné.

Venu du fond des âges, cette céréale rustique pousse sur des sols pauvres, elle résiste au froid et aux maladies, et sans engrais. Une aubaine pour les agriculteurs ? Oui, mais seulement pour ceux qui ne recherchent pas le rendement à tout prix. Car l’épeautre produit moins que les autres céréales.

Cette céréale rebelle aux engrais chimiques est arrivée jusqu’à nous quasiment intacte, riche de toutes ses qualités, et elles sont infiniment précieuses.

Avec notre fournisseur Eric Gobard, nous allons voir pourquoi.

Eric Gobard ©DR

Une graine de santé

Il ne se lasse pas d’en parler. Pour Eric Gobard, l’épeautre est une passion. « La ferme que je cultive appartient à ma famille depuis 1881, précise-t-il, et depuis 4 générations, on a toujours fait de l’épeautre. » C’est que, outre qu’elle est bien adaptée à l’agriculture biologique, cette céréale ancienne possède de grandes qualités nutritives. Pour en parler, Eric évoque la célèbre abbesse bénédictine, Hildegarde de Bingen. Au Moyen âge, cette savante s’est employée à décrire les vertus du grand épeautre qu’elle avait dénommé la « céréale de la joie ».

« Le spelta (épeautre) est un excellent grain, de nature chaude, gros et plein de force, et plus doux que les autres grains, écrivait elle. A celui qui le mange, il donne une chair de qualité, et fournit du sang de qualité. Il donne un esprit joyeux et met de l’allégresse dans l’esprit de l’homme. Sous quelque forme qu’on le mange, soit sous forme de pain, soit dans d’autres préparations, il est bon et agréable. »

Si cette céréale fut longtemps délaissée en France, voire quasiment abandonnée dans les années 60, les Belges et les Allemands ne l’avaient pas oubliée. Des études récentes de l’université de Louvain corroborent les écrits de la none médecin.

On sait aujourd’hui que l’épeautre enferme tous les sels minéraux : sodium, calcium, potassium, magnésium, silicium, phosphore, soufre, fer. « Son taux de magnésium est 15 fois supérieur à celui du blé », précise Eric Gobard, ce qui lui confère des vertus anti stress et peut en faire un aliment guérisseur de l’intestin. Il contient beaucoup de vitamines B, et avec 8 acides aminés essentiels, il devance les qualités nutritives du blé. L’épeautre comprend de 13 à 20 % de protéines selon les variétés, quand le blé n’en contient que 11 à 12%.

La céréale des sportifs…

Toutes ces vertus ont fait que cette céréale hors norme est devenue la céréale des champions. « Nous produisons notre grand épeautre pour des sportifs de haut niveau s’enorgueillit Eric Gobard. La fédération française de cyclisme nous en prend pour ses clubs de professionnels ou semi professionnels. Comme le grand épeautre est extrêmement riche en lysines et en magnésium, grâce à lui, vous n’êtes plus sujet aux crampes. C’est très efficace ! Une fois par semaine, les coureurs mangent de l’épeautre au lieu du couscous ou des pâtes. Les clubs cyclistes Belges le préconisent également dans leur clubs. »

Autant de vertus rassemblées dans ces grains, c’est exceptionnel ! Mais alors, comment se fait il que cet aliment si riche soit devenu si rare ? Pourquoi n’est il pas plus connu que le blé ?

… mais pas celle des agro-industriels

Le grand épeautre que nous propose Eric se cultive au nord de la Loire. Ses qualités sont très proches de celles du petit épeautre ou engrain que l’on trouve sur les sols de Provence. Mais qu’il soit petit ou grand, ce champion de la nutrition est un rustique. Il possède un puissant système racinaire et peut résister au froid et aux maladies. Une de ses particularités étonnantes et de ne pas réagir aux engrais azotés. Avec ou sans apport, c’est à peu près la même chose. Quand on sait que l’agriculture conventionnelle utilise environ 150 unités azote par hectare, ça laisse rêveur…

C’est précisément cette capacité de résistance aux engrais qui a détourné notre céréale de l’agriculture conventionnelle. Pour concevoir des plantes à haut rendement, hybridées et modifiées génétiquement, les semenciers et les fabricants de produits phytosanitaires travaillent de concert. Mais pour l’épeautre, impossible d’obtenir des rendements intensifs, que ce soit avec ou sans engrais.

L’épeautre a donc traversé les révolutions agricoles et autres plans Marshall quasiment sans subir de dommages : peu d’hybridations et aucunes modifications génétiques… alors que les blés transformés pour les cultures industrielles ont développé des protéines nouvelles peu assimilables par notre organisme. Leur taux de gluten a considérablement augmenté, causant des troubles digestifs et intestinaux fréquents.

L’épeautre permet d’échapper à tous ces soucis et même à soigner les intestins fragiles et les humeurs dépressives occasionnés par ces dysfonctionnements.

Attention toutefois : pour le grand épeautre, il se peut que certains producteurs cultivent une ou des variétés récemment croisées avec du blé. Celui que nous propose Eric Gobard est « pur ». « Nous faisons nos propres semences. Ce sont ce qu’on appelle des semences de ferme, précise-t-il. Nous conservons une partie de la récolte pour la ressemer l’année d’après. » et quand on sait que la ferme est dans la famille depuis 1881…

La céréale rêvée pour l’agriculteur bio

Dans sa ferme familiale de Seine et Marne, Eric Gobard cultive 20 parcelles sur 180 hectares. Il pratique la rotation des cultures, comme tout bon agriculteur bio qui se respecte. Onze variétés s’y succèdent : luzerne, blé tendre, lin textile, haricots, fèves… en fin de rotation viennent l’épeautre, le seigle et le sarrasin. « On alterne les espèces pour éviter les maladies, explique-t-il. L’épeautre, s’acclimate très bien dans les sols bio parce que c’est rustique, et en fin de rotation c’est facile de faire de l’épeautre. En fait, c’est la céréale rêvée pour l’agriculteur bio ! »

Eric soigne ses cultures, tout comme ses sols qu’il ne laboure que tous les 5 ans pour ne pas détruire la microfaune qui y vit. « On essaie de ne pas labourer du tout, dit-il, mais au bout de quelques années on doit sortir la charrue pour enfouir les mauvaises herbes. On fait un petit labour de surface » Un moindre mal !

Auprès d’Eric, Anne, son épouse, fabrique des farines sur les meules en pierre de son atelier de meunerie : blé, seigle, sarrasin et bien sûr épeautre de la ferme.

Merci à eux du soin qu’ils apportent à la terre et à leur production de grande qualité.

Dominique Firbal

Anne et Eric Gobard
Ferme de Chantemerle
77120 Aulnoy

Voyez nos recettes et conseils de cuisson ici

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